S(QL)imulation Theory

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Par Alexandre Lepage, directeur principal, Entreprise numérique.

Muse

Je suis un fan de Muse.  Un fan fini.  Parce que je suis du genre « Muse can do no wrong », mes proches diraient que je ne suis pas crédible. Mais comme ils sont presque tous aussi fans que moi, ils s’abstiennent.  Je mentionne Muse dans ce billet puisque, au moment de l’écrire, le vendredi 9 novembre 2018, le groupe sortait son 8ème album studio, Simulation Theory.  D’aucuns affirmeront qu’il s’agit là de l’album Stranger Things de Muse – j’en suis; comme Catherine et son Luxor, j’adore – quant aux critiques – ces ratés sympathiques, pour paraphraser Mouffe – ils diront bien ce qu’ils voudront.

Je suis aussi un groupie de Muse.  Un groupie fini.  Je les ai déjà vus 16 fois en spectacle et, maintenant qu’ils ont annoncé leur prochaine tournée mondiale, je compte bien les voir quelques fois de plus.  Fait emballant à propos du 2019 Simulation Theory World Tour : il propose une activité spéciale produite en collaboration avec nos amis de… Microsoft!  En effet, les heureux – et bien nantis – détenteurs du Enhanced Experience Package – en anglais dans le texte – pourront accéder au Mixed Reality Pre-Show Party – toujours en anglais dans le texte – une expérience d’immersion en réalité augmentée : les promoteurs sont avares de détails pour le moment mais le peu qui transparaît est prometteur.

Microsoft et la sortie prochaine de SQL Server 2019

À propos du géant de Redmond, 2019 sera vraisemblablement une grosse année, et pas seulement en raison de sa collaboration avec Muse. En effet, la sortie prochaine de SQL Server 2019 devrait soulever les foules presqu’autant que le trio du Devon! J’exagère un peu. À peine. Loin de moi l’idée de prétendre que SQL Server 2017 était une version mineure de la plateforme de données. C’est tout de même cette dernière qui m’aura permis de devenir un développeur Microsoft complet sur… Mac; et je dois reconnaître que je m’amuse beaucoup avec le traitement des graphes et l’analyse associative. Mais on dirait bien que la version 2019 représente un grand pas en avant, non seulement compte tenu des fonctionnalités annoncées mais également grâce au mariage qui perdure entre Microsoft et le logiciel libre. Certains de mes interlocuteurs peinent déjà à comprendre lorsque j’explique que l’expression « les technologies Microsoft » a une signification beaucoup plus large depuis quelques années. Imaginez leurs réactions lorsque je les informe que le tout nouveau tout beau système d’exploitation Azure Sphere OS est bâti sur un cœur… Linux! Oserais-je jouer l’oracle et prétendre qu’il s’agit ici du premier clou dans le cercueil de MS-DOS?

Les nouveautés de SQL Server 2019

Parmi quelques nouveautés de SQL Server 2019, notons :

  • R pouvait déjà être interprété par SQL Server depuis, la version 2016, Python, depuis 2017, il n’est pas surprenant d’apprendre que la version 2019 peut exécuter du code… Java – « technologies Microsoft » écrivais-je plus haut?
  • Polybase, ce module de virtualisation de données introduit en 2016 et qui permettait initialement au langage T-SQL d’interroger des contenus HDFS pour retourner des beaux résultats structurés, supporte dorénavant des sources diverses telles MySQL, mongoDB, Azure Cosmos DB et Teradata pour ne nommer que ceux-là : on commence à s’éloigner des vieux serveurs liés! Et est-ce le glas des processus ETL que nous entendons sonner? Malgré les prétentions marketing de Microsoft, je me permets d’en douter, mais l’architecte de solutions en moi reconnaît qu’il y a ici de nouvelles options.
  • À propos d’un autre type de virtualisation maintenant, il était déjà intéressant de travailler avec une instance SQL Server dans un conteneur Docker. Mais lire dans une même phrase SQL Server 2019 et orchestrateur Kubernetes – mes salutations à Google – et, envisager cette combinaison comme solution pour une charge de travail de mégadonnées – pfft! – ou pour une charge de travail d’apprentissage profond à l’aide de ressources infonuagiques éphémères Azure – plus intéressant à mon humble avis – me donne presqu’autant de frissons que l’écoute du dernier Muse. Presque.

L’infographie ci-dessous offre un aperçu des autres nouveautés ou améliorations en principe comprises dans la dernière version de SQL Server :

Infographie des 10 raisons de choisir SQL Server 2019

 

SQL Server 2019 en est encore à l’étape du « Early Adoption Program » mais, des équipes Larochelle enthousiastes s’y intéressent déjà! Je compte sur elles pour nous tenir informés des résultats de leurs tests et expérimentations.

Pour ma part, quelque part vers la fin de l’hiver, je m’engage à faire ma critique du prochain spectacle de Muse. Ou du suivant. Ou de celui d’après…