Gestion des données d’entreprises : enjeux et meilleures pratiques

Share on LinkedIn78Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Email this to someone
La gouvernance des données est, d’entrée de jeu, un sujet assez aride et théorique, mais il est toutefois essentiel : une mauvaise gestion des données peut impacter directement sur la compétitivité, l’efficacité et la réactivité de l’entreprise. Le but de cet article est de mettre en lumière les objectifs d’affaires, enjeux et meilleures pratiques entourant la gestion des données.

Afin de mettre la table, le principe de gestion des données d’entreprise se définit assez simplement par la mobilisation d’un ensemble de personnes, de processus et de technologies pour garantir la qualité et la valeur des informations d’une entreprise. La pratique s’avère toutefois un défi.

Gouvernance des données : principaux objectifs

La gouvernance des données est donc intimement reliée aux objectifs d’affaires comme le démontre ce tableau de Gartner.

gartner

Bref, le but d’une gestion des données réussie est de définir, approuver et communiquer les stratégies, politiques, normes, architectures et procédures entourant la gestion des données et assurer aussi le suivi et respect de ces dernières.

Le but ultime côté affaire est définitivement d’améliorer l’efficacité et l’innovation, de se démarquer via l’avantage concurrentiel et d’amener la relation client à un autre niveau.

Les enjeux 

En tant que firme de services-conseils en technologique de l’information, Larochelle Groupe Conseil est souvent appelée à résoudre les enjeux rencontrés par la gestion de données. La difficulté des lignes d’affaires à s’approprier la gestion des données, souvent considérée uniquement comme un problème du département TI, est un des principaux enjeux auxquels nous sommes confrontés.

Cet enjeu découle entre autres du manque de compréhension du principe de gouvernance des données, cette impression de ne pas savoir « par où commencer ». Il ne faut pas se le cacher, l’ampleur de la tâche freine souvent les initiatives, les coûts sont élevés, le lien est complexe avec les unités d’affaires et au final, il est parfois difficile de définir clairement la justification d’affaires et le retour sur l’investissement.

Responsabilité transversale

Une façon (résumée ici très simplement, nous en convenons) de répondre à l’enjeu principal est de faire de la gouvernance des données, une responsabilité transversale. Il faut absolument faire cohabiter le besoin de contrôle des technologies de l’information avec celui de l’agilité des lignes d’affaires. Ceci étant dit, le plus grand défi est de mettre ce fait en pratique. L’ampleur de la tâche qui peut paraître quasi-impossible freine plusieurs projets autant au niveau des coûts que du point de vue de la complexité de plusieurs lignes d’affaires. (syndrome Boil the ocean)

En fait pour contrer l’effet Boil the ocean, on se doit de mettre en place une gouvernance de données par projet. On utilise alors la méthode des petits pas. Tout est construit, rien n’est jetable. On gouverne entité par entité.

Meilleures pratiques pour répondre aux enjeux

On se doit d’adopter une approche holistique, c’est-à-dire qui consiste à élaborer des stratégies se concentrant sur l’ensemble des éléments fondamentaux qui composent les unités d’affaires en cause. En ayant une vision globale et intégrée, nous avons alors une compréhension globale de l’état de santé ou de déficience de l’entreprise, permettant ainsi de restaurer et de maintenir l’équilibre entre les différentes composantes.

Il faut s’assurer un parrainage exécutif. Autrement dit, la réussite d’un projet de gouvernance des données doit être considérée dans l’optique d’une approche descendante (top down) et non ascendante (bottom up).

Déterminer un Data Steward, un coordinateur de données et administrateur qui est responsable de l’organisation et de la gestion de vos données, et ce, dès les premiers stades, est aussi important.

Il est essentiel d’être en mesure de quantifier les avantages lors d’une analyse de rentabilisation et ainsi créer des indicateurs pour mesurer les progrès.

En conclusion, la gouvernance efficace des données n’est pas tout. Avant d’adopter une approche, il faut établir les valeurs d’affaires et déterminer la maturité actuelle de la capacité de gouvernance des données. Mais cela sera pour un autre article…

 

Cet article résume une section du cours Fondements l’intelligence d’affaires offert aux étudiants du 2e cycle de l’Université de Sherbrooke par Kiet Cuong.

Kiet Cuong

Kiet Cuong évolue depuis près de 20 ans dans le domaine des services-conseils en technologies de l’information. Cadre chevronné dans le secteur des technologies de l’information, Kiet Cuong occupe aujourd’hui un poste de direction chez Larochelle et y siège au conseil d’administration. Il contribue activement à la gestion des partenariats, du personnel et des ventes. Il participe également à l’établissement et à l’exécution des stratégies de l’entreprise.

Kiet a été invité à mettre à profit son expertise auprès des étudiants de 2e cycle de l’Université de Sherbrooke à Longueuil à travers une présentation sur les principes de gestion des données d’entreprise. De façon plus théorique et sommaire, l’article ci-dessus fait un retour sur quelques sections de l’exposé offert aux étudiants inscrits au cours Fondements de l’intelligence d’affaires.